Gynecomastie

Elle concerne l’augmentation du volume des seins chez l’homme et peut causer une gêne psychologique importante . Elle est bénigne dans la majorité des cas et fait suite à un « dérèglement hormonal » provisoire de l’adolescence . Elle est alors symétrique ,stable et indolore. Elle peut être glandulaire pure, ou graisseuse pure (dite alors adipomastie) ou le plus souvent mixte.

Chez l’adolescent peut apparaître une gynécomastie transitoire, liée à un déséquilibre hormonal en faveur des œstrogènes, disparaissant en quelques mois.

 

Un examen clinique , un bilan hormonal et une échographie mammaire seront pratiqués

 

Le but de la chirurgie correctrice est de rétablir au mieux la forme normale avec pour principes de :

* Réduire le volume mammaire par exérèse chirurgicale directe (mastectomie sous-cutanée) pour les formes glandulaires, ou par lipoaspiration pour les formes graisseuses. Dans les cas de formes mixtes, le chirurgien doit alors combiner les deux techniques,

* Diminuer l’excédent cutané : généralement, la diminution du volume glandulaire va permettre la rétraction cutanée. Cette rétraction cutanée est favorisée par la lipoaspiration mais elle est d’autant plus nette qu’il s’agit d’un homme jeune et que la peau est de bonne qualité (peau ferme, élastique, sans vergeture). Certains gestes post-opératoires comme les massages pourront aider la rétraction cutanée.

Dans certains cas, lorsque l’excédent cutané est trop important, le chirurgien peut être amené à le réduire. Cette plastie de réduction cutanée peut être réalisée dès la première intervention ou secondairement.

L’incision est millimètrique pour la liposuccion (axillaire ou sous mammaire. L’extraction de la glande se fait par une icision demi-circulaire péri-aréolaire et qui sera discrète (voir schéma)

 

L’anesthésie est générale classique durant 1 heure en moyenne et l’hospitalisation est courte (ambulatoire avec sortie le jour même ou maximum le lendemain)

 

Les suites opératoires peuvent parfois être douloureuses les premiers jours. Un traitement antalgique, adapté à l’intensité des douleurs sera prescrit pendant quelques jours. En cas de lipoaspiration isolée, le patient peut ressentir localement des douleurs à type de « fortes courbatures ». Œdème (gon- flement), ecchymoses (bleus) et gêne à l’élévation des bras sont fréquents les premiers temps.

Le premier pansement est retiré entre le 1er et le 3ème jour . Il est alors remplacé par un pansement plus léger. un pansement plus léger est associé à un gilet de contention à porter jour et nuit pendant 3à 4 semaines . Cette contention aide à la rétraction cutanée et favorise une cicatrisation uniforme.

La durée totale d’arrêt de travail de 3à 7 jours . Il est conseillé d’attendre un à deux mois avant de reprendre une activité sportive.

 

L’amélioration est souvent nette et immédiate. Cependant, un délai de deux à trois mois est nécessaire pour apprécier le résultat définitif. C’est le temps nécessaire pour que l’œdème post-opératoire disparaisse et que l’excédent cutané se rétracte. Le port d’un vêtement compressif « Roméo » durant 4 semaines ainsi que le massage accélèrent le résultat Au-delà de cette période, les tissus gagneront en souplesse progressivement.

une altération de la sensibilité cutanée est fréquente les premiers mois puis s’estompe avant un retour à la normale.

La diminution du volume mammaire apporte un confort physique, notamment lors de l’habillement. Enfin le résultat est souvent très bénéfique sur le plan psychologique car une gynécomastie est souvent considérée comme une ombre à la virilité.

Le résultat est stable sans récidive en absence de troubles hormonaux et de variations importantes du poids du corps.